Mensuel internet des micro et nano aquariums récifaux

La sécurité électrique, 2ème partie


Rubrique : On ne plaisante pas avec la sécurité !
Auteur : JLC
Niveau : Tous

La réalisation pratique

Passons maintenant à la réalisation pratique de notre installation électrique. Je vous propose deux schémas d’installations que vous pourrez adapter à votre besoin. La solution n°1 (transformateur d’isolement) est la plus sûre cependant le transformateur n’est pas facilement disponible et comme sa puissance le limite à des installations modestes, je propose aussi une solution de repli utilisant simplement des interrupteurs différentiels.

Solution N°1 : Le transformateur d’isolement

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La base de l’installation est donc le transformateur d’isolement. Sa fonction est essentielle car celui-ci isole les conducteurs phase et neutre de la terre. Ainsi toucher un conducteur ne fait que le référencer au potentiel terre et celui-ci devient alors le neutre provisoire de l’installation (il ne faut bien entendu ne pas faire cette expérience). Les risques d’électrocution sont ainsi nuls tant que l’installation est en bon état. Le seul petit défaut de l'installation est l’absence de signalisation d’une fuite entre un conducteur et la terre. Je vous propose donc de mettre deux voyants néons en série entre les conducteurs, la terre sera relié au point milieu par un bouton poussoir. Attention utilisez uniquement des voyants néons et pas des voyants à filaments incandescents. Les potentiels des deux voyants vont s’équilibrer (chacun des conducteurs va se fixer à environ 110 Volts de la terre) et les deux voyants néons vont s’allumer, cela indique que l’installation fonctionne correctement. Le bouton sert de test : En cas de fuite, un conducteur va se référencer à la terre et un des deux voyants s’éteint signalant le défaut. Vous êtes toujours protégé mais il faut rapidement trouver la panne. Il suffit de débrancher les appareils un à un pour trouver le responsable (et si tous les appareils sont débranchés il peut s’agir du voyant lui-même). La terre de protection est, bien entendu, câblée sur les prises équipées de terre. Une plaque conductrice en inox raccordée à cette terre plonge en permanence dans l’aquarium (si ce n’est pas le cas le défaut ne sera pas signalé). Des disjoncteurs bipolaires 6A sont ajoutés pour éviter la destruction des équipements, ceux-ci sont également utiles pour couper tout ou une partie de l’alimentation des équipements.

Coût estimatif d’une installation type :

* Transformateur 500 VA (faire l’adition de toutes les puissances du matériel électrique) : 85 euro.

* Prises environ 40 euro

* Disjoncteurs environ 30 euro

* Boîtier environ 30 euro

* Divers 15 euro

Total environ 200 euro (pour une installation inférieure à 500 VA), je trouve que cela n’est pas très cher pour le service rendu.

Solution N°2 : Les disjoncteurs différentiels

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Dans cette installation ce sont les interrupteurs différentiels qui sont chargés d’apporter la sécurité de fonctionnement et la protection des personnes. L’installation est plus facile à réaliser car le matériel est disponible dans les magasins de bricolage. Cependant ce type de protection possède deux inconvénients :

Les chocs électrique ne sont pas évités (je ne ferai pas l’expérience de déclencher un disjoncteur différentiel 30 mA volontairement).

Une fuite, c’est à dire un défaut, entraîne immédiatement le déclenchement du différentiel et la coupure du circuit responsable. Cela n’était pas le cas avec le transformateur d’isolement qui signalait simplement le défaut en éteignant un voyant. Cela peut s’avérer catastrophique pour votre aquarium pendant les longues absences.

Contre le premier point, il n’y a, hélas, aucune parade, il faut souhaiter que le différentiel déclenche rapidement ! Pour le second, en revanche, il est possible d’éviter la catastrophe d’une coupure définitive. Pour cela je vous propose de placer plusieurs différentiels et de placer les équipements ayant la même fonction sur des branches protégées par des différentiels différents. Ainsi l’arrêt d’une pompe n’entraine pas l’arrêt de tout le brassage, etc.

Pour réduire les coûts le schéma proposé utilise des interrupteurs différentiels et un unique disjoncteur, cependant une sécurité renforcée utiliserait un disjoncteur par interrupteur différentiel (ou bien des disjoncteurs différentiels). La terre de protection est impérativement câblée sur toutes les prises et référence aussi l’aquarium via une plaquette inox plongeant dans l’eau.

Coût estimatif d’une installation type :

* Interrupteurs différentiels : 70 euro.

* Prises environ 40 euro

* Disjoncteur environ 10 euro

* Boîtier environ 30 euro

* Divers 10 euro

Total environ 160 euro

Conclusion

J’espère que cet article vous éclaire (!) sur les risques électriques et la nécessité de réalisation d’une installation sûre. La solution N°1 est très préférable, la solution N°2 un minimum à faire pour tout aquariophile responsable. N’hésitez pas à me questionner pour la réalisation de votre boîtier électrique.

Suite de la construction d'un nano recif

Rubrique : Pratique
Auteur : Wendy
Niveau : Débutant

On ce retrouve un mois plus tard avec la construction de mon nano recif. Nous nous étions quitté sur l'attente du pic de nitrites, alors qu'est ce que le pic nitrites ?

Pour comprendre le pic de nitrites il faut expliquer simplement les bases de l’épuration des déchets dans l’aquarium.

A l’exception des organismes producteurs (essentiellement les plantes) et dans une moindre mesure des décomposeurs, les organismes vivants produisent en permanence des déchets composés d’azote organique.

Ces déchets sont rapidement transformés par des bactéries en ammonium (NH4), puis en ammoniac (NH3, extrêmement toxique pour une majorité d’être vivants) puis en nitrites par les bactéries de la famille nitrosomonas (Nitrites=NO2, toujours toxique).

Une seconde famille de bactéries (nitrobacter) va transformer ces nitrites en nitrates (NO3) heureusement bien moins dangereux pour la majorité des organismes vivants.

Cette étape s’appelle nitratation, elle à lieu nécessairement en présence d’oxygène : Les bactéries réalisant cette transformation sont dites aérobies. Elle permet d’épurer suffisamment le milieu pour satisfaire les animaux supérieurs assez peu sensibles aux taux de nitrates (pour info la législation autorise 50 mg/l dans notre eau de ville).

Les invertébrés sont beaucoup plus sensibles et ne supportent pas les nitrates au delà de quelques mg/l. Pour leur survie il est nécessaire de procéder à la dénitratation.

Dans un aquarium récifal, les nitrates (NO3) sont transformés en azote neutre (N2) par des bactéries (pseudomonas) capables de fixer l’oxygène de la molécule NO3. Cette opération à lieu en milieu hypoxique (en quasi anaérobie, c’est à dire sans oxygène).

Voilà, nous venons de boucler le cycle de l’azote.

Comment y parvenir ? Simplement en plaçant des pierres vivantes dans l’aquarium. En effet la structure des débris coralliens composant les pierres est propice à l’hébergement des bactéries nirifiantes et dénitrifiantes (dans les pores en profondeur des pierres). D’autres solutions sont possibles pour héberger ces bactéries (par exemple, le lit de sable épais).

Le principal est que la qualité et la quantité du substrat (donc des pierres vivantes) soit adapté à la quantité de déchets à recycler.

Le rapport avec le pic de nitrites ?

Eh bien, cette épuration est biologique. Elle ne démarre pas simplement en appuyant sur un bouton. Les bactéries doivent s’installer, se nourrir, se développer jusqu’à atteindre un nouvel équilibre.

La phase de démarrage bouscule cet équilibre, les pierres vivantes, qui ont excessivement souffert du voyage, vont dans un premier temps, rendre la charge organique excédentaire par rapport à la capacité de recyclage.

Tout doit se remettre en place, les bactéries sont forcément présentes, il suffit d’être patient.(Merci a jlc pour le coup de main).

Voici le bac un mois plus tard, nous pouvons constater les sédiments dont on parle dans le pic de nitrite, et on constate également un début de pousse d'algue marron.


Je vous avoue que si l'on n'est pas prévenu, cela peut un peu nous décevoir car le bac n'est vraiment pas dans ces beaux jours.

Pour éviter une pollution et une esthétique décevante, on siphonne régulièrement le fond du bac, et on remplace l'eau par de l'eau neuve environ une fois par semaine.

Une fois qu'il n'y a pratiquement plus de gros sédiments a siphonner, nous pouvons introduire le sable, si toute fois on veut du sable!!

Je trouve ça plus esthétique, mais c'est une question de goût!

Arrivée du premier animal :

2 mois se sont écoulés, et tous les tests sont bons(No3, No4, PH, Salinité), donc je décide de partir chez mon revendeur pour introduire du vivant.
Mon choix pour démarrer s'est orienté vers des espèces dites « détrivores ».
J'ai choisi :
- 2 Bernard l' hermite (surnommé BH)
- 1 Crevette Rhynchocinetes durbanensis (surnommée crevette a bosse)

En voyant la photo suivante vous allez pouvoir vous rendre compte qu'ils vont avoir du travail mes arrivants !!

La particularité des détrivores est de se nourrir de déchets, algues et autre matière organique que peut avoir un bac au démarrage et tout au long de sa maintenance.

Petit récit avant de poursuivre le mois prochain:

A partir de cette époque du bac (environ deux mois et demi), j'ai eu la chance, complètement par hasard, de découvrir que j'avais un club d' aquariophilie spécialisé dans l'eau de mer, tout près de chez moi http://aquarium.tropical.free.fr/

Dans ce club, qui est tenu par un conservateur (Christian CHAMBFORT), j'ai put découvrir des points de vue complètement différents de ce que j'avais put lire sur le web. Entre autre la maintenance d'un bac sans écumeur et avec de l'eau naturelle, avec un matériel différent également.
Leur maintenance bien plus contraignante niveau entretien, reste bien moins honnereuse niveau matériel.

Au prochain numéro de nanozine je vous ferais mon dernier article sur mon bac, c'est a dire les modifications par rapport au dire de Christian CHAMBFORT, concernant mon écumeur, mon système de filtration et l'éclairage.

au mois prochain....

Un animal de substitution

Rubrique : Animaux
Auteur : 27-L
Niveau : Tous

Il est difficile de trouver un poisson addapté à un volume réduit tel qu'un nanorécif de 27 litres.
Un trés petit poisson du type gobiosoma pourrait être introduit, en tout cas il faut décemment éviter un poisson "nageur".

Alors pourquoi pas en profiter pour maintenir un animal qui dans un grand bac est considéré comme un nuisible ou invisible car continuellement caché.

Vous pouvez voir dans ce nanozine l'exemple d'un 28 litres maintenant Ike la crevette mante.

Intéressons nous ce mois, à un autre animal discret l'ophiure:


Pratiquement invisible dans un grand bac elle devient en nanorécif un animal central affirmant sa présence.
Alimenté spécifiquement elle viendra au moindre mouvement dans le bac vous réclamer sa pitance ou dérober celle des autres.

Je vous laisse juger de son comportement en video:

problème d'hébergement ... en temporaire ici

pour en savoir plus sur les espèces et leur anatomie:

http://users.skynet.be/fa311324/article/ophiure.htm